L'Atelier Noracy

Avant de commencer, une petite vidéo pour introduire le « concept » de ce personnage créé par Alexandre Astier…

Maintenant, voici le texte sensé être sorti de la tête de cet oiseau là !

 

Personne comprend jamais ce que je dis. C’est pas que je sais pas penser droit, mais ma bouche ne veut pas. Elle bloc sur des mots rigolos quand y’a du monde autour. Je crois que ça s’appelle le press. Comme le truc pour liquider les oranges les matins d’hivers, au petit déjeuner. Moi, quand j’essaie de dire des choses, c’est pareil : je prends mon citron et j’appuie dessus dans tous les sens pour que ça donne quelque chose. Mais y’a rien à faire ; mes idées, c’est des pépins, ça s’y accroche, ça reste en dedans, ça sort jamais.

Non, ce qui sort, c’est ces connards d’animaux qui pu et qui bruite jours et nuit. Ils croquent ou picorent mon sommeil ses baltringues d’empoi/lumés. Le druide y dit qu’ c’est parce que j’dors pas que j’suis bizarre. Les druides, c’est aussi con que c’est barbu. Lui, y m’a lu à l’envers. C’est parce que j’suis bizarre que j’ronque pas la nuit.

Je voudrais bien qu’y soyent à ma place, on verrait si y deviendrait pas « chatrouilleux » si y devaient torcher le cul des poules qui picorent tes rêves la nuit, on verra si y balancent pas des coups de pied dans tout ce qui vit.

Pis les autres, c’est pareil : qu’y essaient de pas pioncer, pis de vivre dans cette tête qu’entent tout le monde penser, mais qui sait pas aligner deux brocs ? Y verraient si il serait pas nerveux, un couteau entre leurs griffes.

ya que Karadoc que j’aime bien. Il est plus con que tout le monde, mais on joue souvent, même si y gagne jamais. Pis avec lui, c’est rare qu’une bestiole finisse la journée sans passer par un fourneau.

Lui, y sort tous les mots qui veux. N’empêche, on le comprend pas. Ça empêche pas que c’est lui et moi qu’allons trouver le Graal…

 

J’espère que la lecture vous a plus, je vous laisse sur une dernière vidéo qui compile quelques répliques (le montage est mal fait, il manque généralement le contexte…)

à très bientôt !

Créativement,

 

 

L'Atelier Noracy

C’est sûr maintenant, elle va me casser la gueule, me briser les membres comme on casse un cresson. J’ai beau faire deux fois son poids, elle en a les moyens et elle n’hésitera pas.

Je n’ai pourtant rien fait de mal, en tout cas, pas que je sache. Pourtant j’agis comme un coupable : je n’ai pas bronché lorsque ça main a saisi mon t-shirt, ni quand elle m’a claqué contre le mur en brique. J’ai planté mes yeux craintifs dans les siens. Je les aurais bien détournés, mais ça m’était impossible.

Elle est la pire des femmes que je connaisse, celle que j’ai le plus cherchée aussi. Son poing serré s’appuie de plus en plus sur mon torse, enfonçant un peu plus chaque seconde ma cage thoracique qui se vide de l’espoir de pouvoir se remplir. Ses yeux verts sont torrides lorsqu’elle me fusil du regard, il y brille une flamme de haine savante prête à embraser le monde. Ses lèvres tremblent, secouées par l’envie de me tuer et la retenue que lui impose la raison.

Pourtant j’ai envie de l’embrasser, et je le ferais sans doute, si je n’étais pas convaincu qu’elle boufferait mes lèvres. Mes poumons sont vides depuis un moment maintenant, mais elle ne semble pas vouloir lâcher prise. Je sens le sang taper plus fort mon visage et le faire rougir.

Je ne sais pas si elle se consume de me faire payer 5000 ans de patriarcat, ou si elle me déteste de ne pas m’être levé, de me pas m’être battu pour m’opposer, comme d’innombrable de mes semblables, au basculement sociétal qu’ont créé les aléas des recherches en nouvelles technologies.

C’est inexpliqué pour beaucoup et un complot pour d’autre, mais les faits sont là : la technologie transhumaniste n’« améliore » que les femmes et mutile les hommes. Ce chromosome Y, telle une impureté empêchait les mâles, pourtant dominant des sciences à l’époque, de gouter aux fruits de leurs recherches, motivées par des années de rêve. david graff

Elle l’utilise maintenant, cet œil modifié qui la fait lire en moi, c’est à croire qu’elle peut savoir ce que je pense, comment je respire et combien de temps de se traitement elle peut me faire subir avant de buter.

Je ne me suis pas levé, je n’ai pas essayé d’empêcher cette révolution du genre qui ferait des femmes des déesses bien au-dessus des pauvres hommes. Je n’ai pas voulu me lever parce que pour moi, c’était déjà perdu. Depuis tout petit, j’ai laissé tout pouvoir aux femmes, et j’ai ployer le genou devant elle non comme un prince, mais bien un chevalier servant leur prêtant allégeance. J’ai toujours senti leur supériorité qui transpire de leur grâce, de leur tenue, de leur souplesse, de leur subtilité, et de cette lente et sourde violence jaillissant de leur intelligence.

J’ai évité leur regard pour éviter de les déranger, je ne les ai jamais abordées, ni reluqués par pur respect ; du moins, c’est ce que je pensais. Finalement, c’est peut-être par peur qu’elles m’estampillent du sceau des sots de mon genre, des bourrins lourdauds qui parlent et rient fort, qui appuie leurs regards, leurs avances, leurs mains dégueulasses…

 

Peut-être qu’au fond j’aimerai qu’elle m’achève, là, maintenant. Peut-être que je ne peux pas rêver mieux que de succomber à l’envie d’une déesse, un prêtre soumis à la toute-puissance d’une déité matérielle. Peut-être que ce sacrifice m’ouvrirait la voie des saints.

La finesse de ses phalanges s’extrait petit à petit de mes entrecôtes porcines. Son regard suprémaciste, son petit nez mutin et ses lèvres serrées et pleines m’inondent de dédain. Mes yeux font le tour de son visage, en imprime les plus infimes détails pour perdre l’arrière-plan dans le flou d’un afflux de sang qui reprend possession de mon être, ses tatouages dans le cou remontant sur les joues, ses oreilles en forme de papillons, ses sourcils tailladés comme des lames orientales et son œil droit bleui par les projections informatiques. C’est sans doute la dernière fois que je la croise…

Un premier sentiment de révolte contre une femme monte en moi, je sens mon bras démangé par l’envie de saisir le sien, de la retenir pour lui crier : « J’aurais préféré mourir de ta main plutôt que de vivre au mépris de ton âme. »

L'Atelier Noracy

J’ai vu les yeux du diable. Ils sont d’un bleu foncé, profond, métallique, glacial. Le diable m’a regardé dans les yeux du haut de ces 5 ans. Je n’ai pas pu stopper ce frisson lent qui a fait vibrer douloureusement chacune de mes vertèbres. Un séisme de corps irrépressible quand ce petit bonhomme m’a demandé d’ouvrir un paquet de bonbons. Il n’avait rien de machiavélique ni de méchant. Rien de la noirceur de l’imbécile qui rit d’être allé trop loin.

Il m’a souri comme on le fait devant un objet. J’aurai pu être une chaise avec des mains, il ne m’aurait pas plus considéré.

Trois pommes superposées que leur mère n’a jamais aimées, qui n’ont jamais connu leur père. Deux yeux d’un esprit vide de sentiment, incapable de sentir, de ressentir quoi que ce soit. Ni la joie ni la peine. Inconscient d’empathie, il m’aurait arraché les bras sans sourciller si l’envie l’avait pris, et s’il avait eu assez de force. Il déambulait entre les jambes des adultes des enfants, en cadet intrus de cette réunion de famille, lui, le gamin de la DASS. Instinctivement, tous ont eu la même fraction de seconde d’hésitation dans l’avancée de joues flasques qu’on tend en bienvenue. Comme si l’instinct leur balançait une image subliminale de dents de lait se plantant dans leur chair tendre jusqu’aux gencives pour en arracher un lambeau.

Il regarde tout le monde, comme une vieille regarde les fruits sur un marché. Comme s’il cherchait de qui apprendre à ressentir.

Je le guette et chaque fois que ce regard de froid se pose sur moi, je le vois plus vieux, et je sens les liens sur mes mains, piégé entre quatre murs sans fenêtre. Son silence laisse raisonner ma peur et chacun de ses gestes.

http://perroquet.canalblog.com/albums/cris/photos/2083040-hurlement.html
http://perroquet.canalblog.com/albums/cris/photos/2083040-hurlement.html

Ce n’est qu’un mort mouvant qui veut trifouiller de l’organe, qui joue à rapprocher doucement une pince à escargot de mon œil droit. Ses yeux balaient mon corps, de ma pupille qui se dilate aux muscles de mes avant-bras attachés par des sangles de cuir. Il remonte mes veines grossies par l’adrénaline et de chacun de mes muscles qui luttent contre l’emprise. Puis les frissons, les tremblements, et mon hurlement animal, un cri qui outrepasse les cordes vocales pour laisser sortir à chaque expiration un peu de cette humanité chassé de mon corps par ces atrocités.

« Je peux reprendre un bout de viande ».

Je souris pour cacher ma terreur, et attrape son assiette.

Grand projet, Processus créatif, Quelques infos

Vous allez dire que je rabâche (à raison), mais, ces derniers mois les mots ont un peu plus de mal à venir, la sérénité s’est envolée et mon projet avance un peu au ralenti (après tout pourquoi changer une équipe qui stagne ?)

Hier — c’est ultra-cliché de faire ça le jour de son anniversaire, j’en conviens… — j’ai dressé un petit bilan et après une crise de panique à la sauce « AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH », je me suis rendu compte que mes angoisses, mes doutes, mes freins (bien que justifiés à l’origine) n’avaient plus lieu d’être… et que s’ils persistent jusqu’aujourd’hui, c’est uniquement de ma faute…

J’ai réalisé il y a quelques heures ce qui me retenait, ce qui m’obligeait à rechercher un boulot alors que je dispose (merci à la France) de quelques mois d’allocations chômage pour survivre gentiment sans me soucier de considération matérielle : moi.

Si je n’ai pas réussi à me plonger dans cette histoire jusqu’à présent, c’est avant tout parce que je me suis inventé des soucis, des problèmes, des complications. J’ai trainé des casseroles administratives pendant plusieurs semaines, parce que je déteste me confronter à ces institutions froides et rigides, j’ai volontairement ouvert des portes supplémentaires pour me perdre en questionnements

buisson charDans ce genre de cas, on est un peu comme un enfant ; on a tous croisé un jour un môme qui se fait une montagne d’une broutille, d’un problème, insignifiant à nos yeux, mais, qui semble malgré tout annihiler son univers (l’absence d’un(e) meilleur(e) ami(e) pendant une partie de la semaine rendant chaque journée insupportable par exemple).

En vérité — et si on évacue les énormes problèmes —, la majorité de nos soucis n’ont d’importance que celle qu’on leur accorde. Souvent, la simple discussion avec un(e) ami(e) peut permettre d’objectiver le problème, de dégager la loupe qui le grossit. On prend une grande inspiration, on se calme pour quelques minutes pour regarder toutes les devoirs et les obligations qui nous assaillent ou que nous avons cherchés pour se demander : « Suis-je vraiment obligé ? Est-ce vraiment un devoir ? Est-ce vital ? M’est-il possible de faire sans ? »
Si vos réponses sont « non/non/non/oui », ce n’est pas un mur escarpé qui bloque votre passage, c’est un caillou dans votre chaussure. Ce n’est pas forcément agréable, mais ça ne devrait pas vous empêcher de marcher, que vous le retiriez ou que vous en fassiez abstraction.

Vous l’aurez compris, je vais me mettre sérieusement (ENFIN) sur ce projet de bouquin et pas en me retirant dans une grotte, dans une maison pommée de l’Auvergne ou dans les tréfonds de la BNF : Bibliothèque Nationale de France dont je vous recommande vivement la visite et l’utilisation (c’est dingue ce que c’est calme). Les mois qui viennent seront faits d’écriture et de voyage, de chemins empruntés pour retrouver des amis, des souvenirs, mais aussi pour faire des découvertes.

Peut-être que des projets parallèles viendrons se greffer à l’écriture du roman (je garde en tête la websérie, cher Cyrilou), j’aimerai bien effectuer des piges pour des web-mag ou des journaux, écrire quelques nouvelles aussi, pourquoi pas.

En fait, je prendrai tous les écrits qu’on me proposera. Et je vous invite à m’envoyer des idées, des tuyaux, des bons plans qui pourraient me servir ou m’ouvrir des portes.

Je prends tout ce que vous pouvez me donner, conseils, critiques, contacts : tout !

À très vite !

Créativement,

Processus créatif

Comme promis, voici un texte écrit hier (je vous ai laissé le supplément faute de frappes et d’orthographe, c’est pour moi et vu que l’exercice est d’écrire vite, je vous laisse juger l’horreur de la ponctuation… et du reste !)

Un petit conseil, passez vite pour voir la version « retravaillée » (la seconde, celle qui n’est pas en italique). Le terme est abusif, j’ai juste corrigé la ponctuation, quelques tournures moches et enlevé ce qui marchait le moins, ou qui était vraiment dégueu…

Après, soyons honnêtes, ce texte est loin d’être bon ! Il est même assez mauvais, mais je n’en ai fait qu’un autre qui n’ait pas de rapport avec mon projet de roman, et il était aussi mauvais, mais 4 fois plus long…

Voilà pour le préambule et une petite info : on se retrouve demain matin pour le retour des thèmes de création de l’atelier Noracy

Créativement,

 

Graveleux, on l’est souvent, entre mec, lorsqu’autour d’une tables d’empintés on essaie de parler. ça tourne toujours autour des memes sujets, les relations, les plans culs, d’un soir ou réguliers, les filles qu’on aimes, les mecs de nos vies, les femmes que l’ont hait et celle qui nous oublient. Toutes blotties qu’elles sont des les bras d’un autre, d’un imbécile qui ne sort plus, que l’ont ne voit plus autour de tables de couilloux sans délicatesse qui parlent en retenue d’allégresse et usent de oublons pour utiliser sans complexe des mots graveleux. 

C’est gras, pas grave mais gras, lourd comme un cassoulet de Juillet. ça tient au corps jusqu’à l’écoeureument. ça fout le paix à un coeur encore sanglant qu’il faut cacher. un de ces connards pourrait vous dire que vous avez vos règles. je ne comprend pas bien le projet. Je ne l’ai jamais compris, je n’ai jamais su jouer au jeux des mecs sans coeurs qui ne dissèques rien que le gras pour laisser de coter le velour. Le velour des amours passés, déchus, oublié, en cours de liquidation. On ni la beauté des histoires d’un jour, on vomi les ex qui nous ont éloigné de ces cercles tangeant qui nous font boire et rire gras et taper fort sur la table ou sur l’épaule du connard d’a coté. On s’aime entre nous, mais on ne va pas le dire. C’est pas la peines, on est venu pour ce le prouver. On met volontairement de coté nos amours propres, et l’éducation de notre mère qui, si elle nous entendait, aurait vite fait de nous renier. On est la on se regarde dans l’a coté des yeux, parce que c’est le jeux, celui de ne pas vouloir savoir, celui de ne pas vouloir regarder, de ne pas vouloir laisser voir, se foutre à poil et dire au autre « mec, j’en chie des cactus à l’arrissa. J’en peux plus, j’ai besoin de bras. Hier je suis aller au pute et j’ai pas pu, j’ai pas bandé, j’ai fait que chialer dans les bras d’une vieille pomme flétrie qui à oublier d’être conne, qui à oublié d’être mère, et qui cache au creux de ses bras, un amour inassouvie. Elle me l’a montré, et c’était comme une plaie qui n’a jamais refermé, ça s’est réouvert, elle a finit par s’éffondrer. On était deux con à se pleurer l’un sur l’autre, on s’est retrouver comme deux gland qui ne savent pas aimer.

potes au bar

Graveleux, on l’est souvent, entre mecs, lorsqu’autour d’une table d’empintés on essaie de parler. Ça tourne toujours autour des mêmes sujets, les relations, les plans culs, d’un soir ou réguliers, les femmes qu’on aime, les hommes de nos vies, les femmes que l’on hait et celle qui nous oublient. Toutes blotties qu’elles sont dans les bras d’un autre. D’un imbécile qui ne sort plus, que ces potes ne voient plus autour de tables de couillons sans délicatesse qui parlent en retenue d’allégresse et usent de houblons pour vomir sans complexe des mots graveleux.

C’est gras. Pas grave, juste gras. Lourd comme un cassoulet de juillet. Ça tient au corps jusqu’à l’écœurement. Ça fout la paix à un cœur encore sanglant qu’il faut cacher. Un de ces connards pourrait se foutre de ta gueule.

Je ne comprends pas bien le projet. Je ne l’ai jamais compris. Je n’ai jamais su jouer au jeu des gars sans cœur qui ne dissèquent rien que le gras pour laisser de côté le velours. Le velours des amours passés, déchus, oubliés, en cours de liquidation. On nie la beauté des histoires d’un jour, on dégueule les ex qui nous ont éloignés de ces cercles qui nous font boire et rire gras et taper fort sur la table ou sur l’épaule du connard d’à côté.

On s’aime entre nous, mais on ne va pas le dire. Ce n’est pas la peine, on est venu pour se le prouver. On met volontairement de côté nos amours propres, et l’éducation de notre mère qui, si elle nous entendait, aurait vite fait de nous renier.

On est là, on se regarde dans l’à côté des yeux, parce que c’est le jeu, celui de ne pas vouloir savoir, celui de ne pas vouloir regarder, de ne pas vouloir laisser voir, surtout ne pas se foutre à poil et dire aux autres :

« Mec, j’en chie des cactus à l’harissa. J’en peux plus, j’ai besoin de bras. Hier je suis allé aux putes et j’ai pas pu, j’ai pas bandé. J’ai fait que chialer dans les bras d’une vieille pomme flétrie qui à oublier d’être conne, qui à oublié d’être mère, et qui cache au creux de ses bras, des amours inassouvies. Elle me les a montrés. C’était comme une plaie qui ne s’est jamais vraiment refermée. Ça s’est rouvert. Elle a fini par s’effondrer aussi. On était deux cons à pleurer, comme deux glands qui n’ont jamais su aimer. »

 

PS : les hasards d’internet m’ont mené sur cette photo (après avoir tapé « tablée bar potes » sur google… C’est seulement en la voyant que j’ai tilté… Merci l’internet !)

Grand projet, L'Atelier Noracy, Processus créatif

Flowstate est une application qui vous propose un traitement de texte ultra simplifié, mais avec deux petits plus : premièrement, vous allez devoir choisir un temps d’écriture (entre 5 et 180 minutes) deuxièmement… vous allez devoir vous y tenir ! L’application est intraitable : si vous vous arrêtez de taper sur votre clavier pendant 5 secondes, vous perdez tout ce que vous avez écrit jusqu’ici !

flowstate

Vous pouvez écrire, revenir en arrière, corriger des fautes de frappe ou d’orthographe sans craindre de perdre votre travail, seule l’inaction mène à la suppression de vos écrits.

Il arrive parfois que l’on s’arrête d’écrire, par habitude, parce qu’un mot ne nous vient pas. Au bout de deux secondes, le texte commence à s’éclaircir et à disparaitre sous nos yeux. Si vous voyez la page blanchir, c’est qu’il est temps de précipiter vos phalanges sur le clavier. Une fois le temps écoulé, il n’y a aucun bip, aucun signal qui vous permet de savoir que le temps est écoulé si ce n’est le décompte du temps en haut à droite qui se change en bouton.
Une fois le temps écoulé, et seulement à l’issue de celui-ci, l’application sauvegarde votre écrit et vous permet de le relire et de le retravailler en toute sérénité.

Quel est l’intérêt ? J’ai vendu la mèche dans le titre de l’article : flowstate est un trésor pour les personnes voulant s’adonner à l’écriture automatique, mais qui ont -comme moi- la fâcheuse tendance à bloquer sur un mot, ce qui peut les conduire à prendre n’importe quel prétexte pour se lever, et aller prendre un verre d’eau pour y réfléchir… et se retrouver 2 heures plus tard, englué dans une succession de vidéos plus ou moins inutiles que YouTube nous suggère inlassablement (comme si j’avais besoin de sa pour procrastiner…).

Et l’intérêt de l’écriture automatique ? Et bien lorsque vous êtes englué dans des idées qui tournent en rond, lorsque vous perdez de vu le but d’un personnage, lorsque vous avez un trou dans votre histoire, ou tout simplement, lorsque la suite ne vient pas, vous pouvez tenter l’exercice : mettez-vous devant votre clavier, ou une feuille blanche. Donnez-vous un point de départ et laissez votre esprit faire le reste. Écrivez les mots comme ils viennent, et lorsqu’ils ne viennent pas, mettez-en plusieurs pour exprimer l’idée voulue (il sera toujours temps d’y revenir à la relecture). Parfois ça ne donne rien, mais parfois, une idée ou une piste à creuser va émerger, quelque chose que vous n’avez pas vu pouvant donner de la profondeur à votre histoire ou à l’un de vos personnages.

Certains ateliers d’écriture fonctionnent ainsi et préconise une « symbiose » du stylo et de la feuille durant toute la durée de la phase d’écriture quitte à écrire « je ne sais pas quoi écrire, je ne sais pas quoi écrire, je ne sais toujours pas quoi écrire m**de ça ne vient pas et ça me stresse comme quand… » et la une idée vous vient. Il se peut qu’elle ne colle pas du tout avec le sujet, mais au moins vous avez écrit quelques lignes et finalement, c’est peut-être ça qui compte vraiment.

J’ai donc testé Flowstate trois fois aujourd’hui : une fois 10 minutes et deux fois 30 minutes et j’ai beaucoup aimé. Je ne pense pas pouvoir garder le quart de ce que j’ai écrit, mais ça m’a permis de remplir 2 blancs dans l’écriture de mon roman (j’y ai consacré la dernière session de 30 minutes). Pour le reste, je vous prépare une publication pour demain. Elle comportera la version brute, et celle retravaillée.

Vous trouverez l’avis de Mymy(MadMoiZelle) ici http://www.madmoizelle.com/flowstate-traitement-de-texte-551721?utm_content=bufferb58ff&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

Un article écrit du Flowstate : vous pourrez apprécier le principe.

 

Vous trouverez l’appli (10 € tout de même) ici : http://hailoverman.com

 

Et un remerciement spécial à Cyrilou Pateyron pour m’avoir envoyé ce lien.

Excellente soirée à tous et à demain !

Grand projet, Processus créatif

29 jours sans vous écrire… Il faut croire que les choses ne s’arrangent pas aussi vite que je le voudrais… Je n’ai réussi qu’à écrire une pauvre page depuis le dernier article. Je la joue slow Flaubert (tavuuuuuu !).

C’est fou comme on peut s’enfermer dans des cercles vicieux tout seul, un petit coup de pouce d’un tout petit coup de déprime et tout vole en éclat. On n’a plus la force de rien, si ce n’est de paniquer. Penser, repenser, et surpenser. On se fait chauffer la cafetière à vide jusqu’à ce que le métal fonde et fasse rouler des perles d’argent sur les bajoues bouffies d’un être déformé d’autodestrution nutricio-éthylique. Finalement, on se réveil un matin avec la rage d’avoir arrêté d’exister pendant quelque temps. Laisser les jours défiler comme des gens pressés dans les couloirs d’un métro le lundi matin. On se met à côté, on regarde, comme si on était au-dessus, comme des déistes désespérés de ne pas avoir de superpouvoirs permettant de tout régler.

Je m’en suis voulu. Je n’ai pas été studieux, je me suis laissé couler. C’est facile de ce laisser couler quand on bosse pour soi. Le secret de ce que j’écris pèse. Je sais que le travail d’écriture revient souvent à boxer dans le noir, en espérant toucher quelques choses. À la longue, balancer des poings gantés de cuir à droite, à gauche, toucher quelques choses, se demander si c’est un mur ou la chaire d’un autre, ça creuse des doutes, comme des trous dans la passion qui vous anime. J’ai pensé défaire les lacets et retirer ce cuir protecteur, à vous balancer quelques morceaux de mes textes. Mais j’y renonce aujourd’hui : il serait plus facile de savoir ce que je touche, mais le moindre mur pourrait signer la fin de mon combat.

J’ai arrêté de forer dans mon capital confiance hier. Quand cette connasse de Facebook exhibait l’allongement temporel de mon inaction. Poussé par la culpabilité, j’ai jeté un coup d’oeil aux quelques pages rédigées jusqu’ici. Je ne sais pas si c’est bon, et franchement, pour le moment m’en « Rocky dans la réserve » (#BatLesSteaks). Non, ce qui m’a punché  l’encéphalogramme, c’est que l’histoire à progressé dans ma tête. Sans trop m’en rendre compte, sans le transcrire sur le papier non plus, mes personnages ont grandi. Ils ont pris de la profondeur, leurs liens s’éclaircissent sans pour autant avoir une trajectoire immuable. J’ai repensé aux quelques nouvelles que j’ai écrites jusqu’ici, et à chaque fois c’est la même chose. Les personnages ont besoin de grandir, de murir à l’abri de mon crâne. L’histoire pousse comme un fruit. Il me faut juste être attentif et cueillir à la plume quand le moment viendra.

Il va me falloir beaucoup de boulot pour coucher sur le papier et dérouler ces deux monstres. Je n’y arriverai pas du jour au lendemain. Ça se fera sans doute en plusieurs fois. Mais ça viendra.

Ne forçons pas les choses, ni les histoires, ni nos créatures de Frankenstein sur papier. Ce n’est pas pour rien que certains parlent de leurs écrits comme de leurs « bébés ». Laissons le temps à nos gosses de se développer gentiment avant de les balancer, seuls, dans l’acier froid du monde.

En attendant, je passe en boucle, Stomp de the Roots, et la passion bat comme un coeur de boeuf après une injection d’adrénaline. Il grandit à chaque coup jusqu’à bouffer les trous qui ne laissent plus rien passer…

Bonne écoute et à bientôt (promis cette fois)

 

Grand projet

Bonjour à toutes et à tous,

Voici un petit article, le premier d’une longue série sur l’écriture — en cours — de mon roman. Pour des raisons personnelles, ces dix premiers jours furent extrêmement difficiles.

Je n’ai pas pris le temps de travailler suffisamment et, frustré par ce manque de courage et d’abnégation je ne me suis pas senti d’écrire, plus tôt, un article qui m’aurait forcé à penser, à ressasser encore cette quinzaine qui fut si complexe.

Je vous rassure tout de suite, pas de voyeurisme sur ma vie privée dans les lignes qui suivent. Je ne me répandrai pas non plus en sentiments personnels dont vous vous contrefoutez à raison. Malgré tout, je ne peux m’empêcher de vous révéler quelques informations factuelles sur qui je suis…

Bon, après ce petit avertissement — j’en conviens, assez chiant — j’en reviens au cœur de cet article : l’écriture. Je n’ai donc que très peu écrit ces derniers jours. À vrai dire, je n’ai réussi à aligner quelques phrases assez fades que le premier mercredi, jour du lancement.

Très vite mes problèmes perso m’ont rattrapé.

Ici une précision s’impose : j’ai été détecté « surdoué » il a deux ans. Attention, « surdoué » ne signifie pas meilleur ou plus fort que les autres. Ça fait référence à un fonctionnement cérébral atypique entrainant des caractéristiques particulières pouvant varier énormément d’un individu à l’autre. Je fais partie des « surdoués » considérés comme hypersensibles, avec une empathie exacerbée. 

À la lumière de ces quelques faits, vous comprendrez plus facilement que quelques troubles peuvent ébranler ma sérénité. Et là, vient le premier apprentissage, assez douloureux de cette aventure : moi qui pensais ne pouvoir connaitre d’épiphanie que dans la détresse et la tristesse profonde, je me suis rendu compte que cela ne fonctionnait plus. J’ai donc paniqué, ce qui renforçait ma tristesse, ce qui m’empêchait encore plus d’écrire, ce qui augmente ma panique… Pas besoin de vous faire un dessin !

Après réflexion, je me suis rendu compte que ce changement était assez compréhensible. J’ai passé de longues années sans m’autoriser à écrire, et si mes écrits de « jeunesse » (à vingt-six ans, l’emploi de ce mot est abusif non ?) puisaient toute leur force des tracas de mon petit cœur tourmenté par d’insolubles intrigues amoureuses, conduisant à exprimer l’aversion pour le monde qui nous abrite con, vieux, vil, moche et imbécile puisqu’il ne me comprend pas, me fait souffrir, ne fait pas éclore les tulipes à chacun de mes pas, et qu’il me fait connaitre la beauté parfaite de Louise, Fair and tender lady sans me permettre de l’effleurer, de l’effeuiller…

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir grandi. Je ne suis plus l’esclave de mes tourments, je suis l’obligé d’une paix intérieure qui me fait payer cher tout tracas. Pour me permettre de plonger dans une réalité qui n’existe que dans ma tête, il me faut un minimum de sérénité. Une tranquillité d’esprit qui n’a pas besoin d’aller jusqu’à la paix spirituelle des moines de tout acabit, mais qui doit me laisser plonger hors de notre monde pour quelques heures sans avoir à m’inquiéter des conséquences de cette absence, ni d’une remontée brusque provoquée par une quelconque intrusion pouvant faire fusionner les deux univers pour un instant seulement au risque d’en voir éclater un (je vous laisse deviner lequel).

Après plus d’une semaine à me ronger les sangs, et à bloquer tout seul dans mon coin en désespérant d’avoir perdu mon mojo créatif, je me suis rendu compte que mon fonctionnement avait changé avec le type d’écrit. On n’écrit pas une histoire quasi-autobiographique (« non c’est pas totalement autobiographique, il est étudiant en ethnologie, moi je suis en socio, rien à voir ! ») comme une véritable fiction.

Une fois cette constatation faite, j’ai eu moins peur d’avoir perdu ma capacité à écrire. Mes problèmes personnels ne se sont pas pour autant volatilisés, je n’ai pas encore retrouvé le chemin du clavier, mais quelques idées éparses viennent me titiller. Je les note dans un petit carnet à tout écrire et j’espère pouvoir bientôt retrouver la paix et le cliquetis frénétique des touches de mon clavier comme métronome de mon temps passer loin de la vie réelle…

D’ailleurs, je m’en vais de ce pas tenter un nouveau bureau pour dérouiller ma plume, je ne sais pas quelques chose en sortira, mais le cadre est sympas, qu’en pensez vous ?

 

boat writing

Grand projet

Bonjour à toutes et à tous,

Après mon passage express au Salon du Livre de Paris 2016, et à quelques discussions avec des éditeurs, j’ai décidé de me lancer dans un projet « long ». Pour l’heure, je n’ai qu’une toute petite idée d’un tout petit bout de l’histoire. Ce « roman »  risque d’être assez court ; je ne me sens pas forcément capable de tenir une histoire sur 600 pages, mais après tout, c’est une première, je verrais bien ou cela me mène.

Ce projet va mobiliser une bonne partie de mon temps, et risque de bouffer une partie de ma vie sociale ou en tous cas, de la « virtualisée », moi qui n’ai jamais été un grand adepte des réseaux sociaux.

Je vais essayer de partager pas mal de choses avec vous, sur une base quotidienne via Twitter (#OhFu**IAmOnTwitter ==> Non maman, ce n’est pas le vrai hashtag… Oh… un Hashtag c’est… attend je te rappelle !), un peu moins souvent, mais en un peu plus étoffé sur Facebook, et enfin, au moins une fois par semaine sur ce blog (je mets les liens en bas de cet article).

Je dois avouer que rencontrer tous ses auteurs talentueux à Casablanca, et savoir que j’avais ma place parmi eux me donne aujourd’hui le courage de m’atteler à un tel projet. Les quelques discussions que j’ai pu glané lors du Salon du Livre m’ont, elles, montré la nécessité de posséder un « tapuscrit » complet et présentable pour pouvoir avoir l’attention des éditeurs (en y repensant, à quoi je m’attendais ?!?).

Dernière précision pour commencer pour éviter toute déception : je ne lâcherais pas d’infos sur le fond de mes écrits, mais plutôt sur la forme, et le ressenti des avancées (ou  j’écris, à quoi je pense, ou je bloc, que faire dans ces cas-là, la frustration, la satisfaction, le manque, les nuits blanches et autres réjouissances auxquelles mon esprit tordu commence déjà à fantasmer).

Je vous invite donc à me suivre si le coeur vous en dit via :

https://www.facebook.com/lateliernoracy/

https://twitter.com/renoracy

@renoracy #NoracyTenteLeCoup

 

À demain pour le commencement!

Et d’ici la… range ton bureau Renan bordel !

bordel

 

Créativement,

CN 2015, Quelques infos, Résultats

Bonjour tout le monde,

 

Je suis encore crevé, mais j’ai l’impression qu’il me faut partager cette fin de semaine avec vous à chaud tant elle fut riche.

Je commence mal et pourtant je sens que ça ne va pas s’arranger, alors blinder vous et préparez-vous à un flot de niaiseries…

Vendredi, pour la première fois de ma vie, j’ai tenu un livre dans lequel mon nom était inscrit… Je suis allé le chercher sur un autre continent, lors d’une soirée pleine de belles rencontres et d’émotions. Après une journée de balade dans Casablanca en compagnie de grands voyageurs aux cœurs tendres, toujours prompt à partager l’éclat de leur humanité. Fred, Max et Ayanna, merci infiniment pour la petite visite et pour votre soutien à l’approche de cette soirée qui me stressait bien plus que ce que j’avais imaginé. concours ma vie sur facebook

C’est donc plein rempli de stresse que je suis rentré dans l’Institut français de Casablanca (fort heureusement, Ayanna et Max m’y ont accompagné et m’ont soutenu toute au long de la soirée). L’avant-cérémonie fut un peu compliquée. (M. Astier, pardon pour l’emprunt, mais…) Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule… Et dans les soirées mondaines, ce n’est pas forcément le type de comportement qui donne envie de vous approcher.

Enfin, la cérémonie commença, les résultats furent plus précis (puisque nous y avons découvert le nombre de membres du jury [dix-huit au total] ayant approuvé la sélection de chacune des nouvelles lauréats. Nous fûmes ensuite invités conjointement sur la scène pour partager quelques mots sur nos ressentis, sur nos motivations, nos nouvelles.

Je pensais n’y faire que de la figuration, je me suis donc soigneusement calé dans un coin. C’était sans compter les facéties de Karim, qui ne nous avait pas prévenus que nous devrions tous dire un petit mot.

Après quelques mots qui m’auraient fait rougir, si le soleil de la journée ne m’avait pas déjà « cramoisé » la trogne, j’ai donc bredouillé un synopsis devant un parterre vaste de personnes bienveillantes (merci à elles en passant). La règle vingt-huit m’a valu de bons retours (le plus beau et le plus cru venant d’Omar Salim,). J’ai rencontré — sur scène et par la suite — des personnes formidables. Mélanie, Jean, Lounja, Mokhtar, Oumama, Achraf, Adnane, Zahra, Asma, Hakim et tous ceux dont le nom m’échappe en cet instant. Un petit mot particulier pour mon confrère de fin de soirée avec qui j’ai longuement partagé l’euphorie d’une après-cérémonie enivrante ; Éric et ses innombrables mésaventures.

Une fois de plus (et vu que ce site est public, une fois pour toutes) merci à Karim Serraj, Philippe Broc et Guillaume Jobin pour l’organisation du concours et la publication du recueil qui fut notre récompense vendredi.

Je vous laisse la vidéo PowerPoint des résultats, qui contient les noms de tous les lauréats et des membres du jury, ainsi que la biblio des auteurs confirmés.

Je reviendrai vers vous pour un vrai débrief… quand je serai redescendu de mon petit nuage…

goku nuage

Créativement,