Textes courts

Un texte très court écrit il y a plus de six mois qui m’accroche aujourd’hui à la relecture…

Et vous cher lecteur unique, qu’en pensez-vous ?

Les mains entremêlées dans le bas du dos, une légère rotation des épaules comme si elle était sur pivot. Elle regarde de ses yeux mouillés, de sa bouille triste, un père désemparé. Désemparé de n’être qu’un bœuf au regard perdu mais bienveillant qui ne sait que faire. Ce sont deux êtres du même sang, que ne se comprennent pas, mais qui se courent après encore et toujours comme une double hélice d’ADN, comme deux escaliers colimaçons aux entrées opposées.

« Papa est parti voyager »

« Ta fille est en colonie de vacances »

Ils ont beau graviter autour du même astre, ils ne se trouvent jamais. Comme si l’Univers le leur refusait et s’acharnait, en tête de mule, à vouloir les séparer pour que s’accomplissent, au futur, certains de ses projets.image-libre-1

Elle pleure le jour, la nuit et lui a peur. Une peur panique de retrouver sa môme grandie au bras d’un inconnu qu’elle connaitra mieux que lui. Au bras d’un énervant qui l’appellera « vieille branche »…

— « Reste petite, ma toute petite, et raccourcit tes pieds pour laisser à ton père, une chance de se rattraper. »

CN 2015, Textes courts

Ça fait un petit moment que j’y pense… En réalité, ça fait plus de 8 ans que je passe régulièrement sur le site pour me tenir au courant des concours organisés, et que je rêve de me lancer. Après une unique tentative en février 2015, j’ai décidé, en cette fin d’année, de m’y mettre sérieusement.

Je n’ai actuellement absolument pas le temps d’avancer dans des projets de livre qui demandent un travail très régulier, mais ça viendra, et je vous tiendrais évidemment au courant!

Pour l’heure, je vous propose de me suivre sur deux concours de nouvelles :

• Ma vie sur Facebook : auquel je me suis inscrit il y quelques jours, et qui me demandera un mois de travail (acharné je l’espère!)

• et le plus fou, 48 heures pour écrire d’édilivre pour lequel je couperai toute vie sociale (hormis le boulot alimentaire…) du vendredi 20 novembre 19h au dimanche 22 novembre à la mêm e heure.

J’essaierai donc, pour ce mois de novembre, d’écrire deux nouvelles, de deux façons totalement différentes tout en conservant l’atelier d’écriture (les textes risquent tout de même d’être plus court) et de vous tenir au courant de la progression et de l’impression pour les deux autres concours.

Voilà, une petite annonce un peu fade et loin d’être littéraire, mais qui ouvre de nouvelles perspectives.

Pour vous remercier de m’avoir lu jusqu’ici, je joins à ces nouvelles un écrit qui a une petite année, rédigé en une dizaine de minutes lors d’un atelier.

Nous étions si beaux, jouvenceaux juvéniles, naïvement idiots. On s’est gavé d’amour, comme si on ne pouvait s’en rassasier. J’avais l’impression de manger des cerises jusqu’à en éclater ou jusqu’à devenir Sumo. Deux sumos gonflés de câlins, de papouilles, de baisés, de passion. Ta façon de me défendre, contre tout et n’importe quoi jusqu’à plonger à corps perdu dans le ridicule… Me recouvrant d’un plaide lorsque je jouais à faire des empreintes d’ange dans la neige ou me promettre de casser la gueule : de l’idiot qui avait klaxonné s tôt, du soleil — avec ces projections rayonnantes —, du vent — s’insinuant sournoisement chez nous en faisant chanter un vieux joint agonisant à la manière d’un signe — ou de quoiconque s’avisant de me réveiller.

Là, tout de suite, c’est à toi que je voudrais casser la gueule. j’aime pas les cons et tu le sais, alors pourquoi en es-tu devenu un ? Tu m’horripiles tellement que je te piétinerais le visage sans scrupule aucun pour ces traits si fins, si délicats. Je t’ai haï d’aller au bout de la rue à droite, je t’ai vu rentrer dans la maison à la porte rouge. Une porte d’allumeuse dont la couleur diabolique ne pouvait abriter qu’une diablesse qui me damait le pion. C’est peut être par crainte de cette Lilith que je n’ai jamais pu m’y aventure, ni même d’y jeter un œil. Et puis tu avais beau être con, me tromper, tu n’en restais pas moins mon mari.

Trois mois que tu y allais deux fois par semaine, et puis deux, parfois trois heures durant. Si seulement, ho mon chéri, mon couillon, pauvre truffe égoïste, tu m’avais laissé franchir le carmin de cette porte pour t’aider à te soigner.

Textes courts

Un texte qui date de cette hivers, mais approprié à ce début de projet…

À la lueur d’une flammelette que chaque souffle d’air fait vaciller. Elle semble tellement fragile, éphémère, en sursis, que j’ose à peine respirer. Même mon écriture ralenti pour ne pas perturber la petite flamme qui s’accroche et s’anime au rythme de nos vies.

C’est comme avoir un chaton et ne plus oser marcher de peur que ce fripon se glisse sous vos pieds à chacun de vos pas. Il faut s’apprivoiser, s’en approcher doucement, apprendre à la connaître, tester ses limites et les nôtres aussi pour éviter de ce brûler.

Au bout d’un temps elle devient nôtre. Parce qu’on s’est habitué et que l’on joue sans crainte, à la faire virevolter comme une soliste Russe du Lac des signes, ses mouvements suivent les nôtres au point de se confondre, avant qu’elle ne vieillisse et termine la cire qui, lui sert de sève. Elle agonise et tressaute à nous faire pleurer.