Grand projet, Processus créatif, Quelques infos

Vous allez dire que je rabâche (à raison), mais, ces derniers mois les mots ont un peu plus de mal à venir, la sérénité s’est envolée et mon projet avance un peu au ralenti (après tout pourquoi changer une équipe qui stagne ?)

Hier — c’est ultra-cliché de faire ça le jour de son anniversaire, j’en conviens… — j’ai dressé un petit bilan et après une crise de panique à la sauce « AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH », je me suis rendu compte que mes angoisses, mes doutes, mes freins (bien que justifiés à l’origine) n’avaient plus lieu d’être… et que s’ils persistent jusqu’aujourd’hui, c’est uniquement de ma faute…

J’ai réalisé il y a quelques heures ce qui me retenait, ce qui m’obligeait à rechercher un boulot alors que je dispose (merci à la France) de quelques mois d’allocations chômage pour survivre gentiment sans me soucier de considération matérielle : moi.

Si je n’ai pas réussi à me plonger dans cette histoire jusqu’à présent, c’est avant tout parce que je me suis inventé des soucis, des problèmes, des complications. J’ai trainé des casseroles administratives pendant plusieurs semaines, parce que je déteste me confronter à ces institutions froides et rigides, j’ai volontairement ouvert des portes supplémentaires pour me perdre en questionnements

buisson charDans ce genre de cas, on est un peu comme un enfant ; on a tous croisé un jour un môme qui se fait une montagne d’une broutille, d’un problème, insignifiant à nos yeux, mais, qui semble malgré tout annihiler son univers (l’absence d’un(e) meilleur(e) ami(e) pendant une partie de la semaine rendant chaque journée insupportable par exemple).

En vérité — et si on évacue les énormes problèmes —, la majorité de nos soucis n’ont d’importance que celle qu’on leur accorde. Souvent, la simple discussion avec un(e) ami(e) peut permettre d’objectiver le problème, de dégager la loupe qui le grossit. On prend une grande inspiration, on se calme pour quelques minutes pour regarder toutes les devoirs et les obligations qui nous assaillent ou que nous avons cherchés pour se demander : « Suis-je vraiment obligé ? Est-ce vraiment un devoir ? Est-ce vital ? M’est-il possible de faire sans ? »
Si vos réponses sont « non/non/non/oui », ce n’est pas un mur escarpé qui bloque votre passage, c’est un caillou dans votre chaussure. Ce n’est pas forcément agréable, mais ça ne devrait pas vous empêcher de marcher, que vous le retiriez ou que vous en fassiez abstraction.

Vous l’aurez compris, je vais me mettre sérieusement (ENFIN) sur ce projet de bouquin et pas en me retirant dans une grotte, dans une maison pommée de l’Auvergne ou dans les tréfonds de la BNF : Bibliothèque Nationale de France dont je vous recommande vivement la visite et l’utilisation (c’est dingue ce que c’est calme). Les mois qui viennent seront faits d’écriture et de voyage, de chemins empruntés pour retrouver des amis, des souvenirs, mais aussi pour faire des découvertes.

Peut-être que des projets parallèles viendrons se greffer à l’écriture du roman (je garde en tête la websérie, cher Cyrilou), j’aimerai bien effectuer des piges pour des web-mag ou des journaux, écrire quelques nouvelles aussi, pourquoi pas.

En fait, je prendrai tous les écrits qu’on me proposera. Et je vous invite à m’envoyer des idées, des tuyaux, des bons plans qui pourraient me servir ou m’ouvrir des portes.

Je prends tout ce que vous pouvez me donner, conseils, critiques, contacts : tout !

À très vite !

Créativement,

CN 2015, Quelques infos, Résultats

Bonjour tout le monde,

 

Je suis encore crevé, mais j’ai l’impression qu’il me faut partager cette fin de semaine avec vous à chaud tant elle fut riche.

Je commence mal et pourtant je sens que ça ne va pas s’arranger, alors blinder vous et préparez-vous à un flot de niaiseries…

Vendredi, pour la première fois de ma vie, j’ai tenu un livre dans lequel mon nom était inscrit… Je suis allé le chercher sur un autre continent, lors d’une soirée pleine de belles rencontres et d’émotions. Après une journée de balade dans Casablanca en compagnie de grands voyageurs aux cœurs tendres, toujours prompt à partager l’éclat de leur humanité. Fred, Max et Ayanna, merci infiniment pour la petite visite et pour votre soutien à l’approche de cette soirée qui me stressait bien plus que ce que j’avais imaginé. concours ma vie sur facebook

C’est donc plein rempli de stresse que je suis rentré dans l’Institut français de Casablanca (fort heureusement, Ayanna et Max m’y ont accompagné et m’ont soutenu toute au long de la soirée). L’avant-cérémonie fut un peu compliquée. (M. Astier, pardon pour l’emprunt, mais…) Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule… Et dans les soirées mondaines, ce n’est pas forcément le type de comportement qui donne envie de vous approcher.

Enfin, la cérémonie commença, les résultats furent plus précis (puisque nous y avons découvert le nombre de membres du jury [dix-huit au total] ayant approuvé la sélection de chacune des nouvelles lauréats. Nous fûmes ensuite invités conjointement sur la scène pour partager quelques mots sur nos ressentis, sur nos motivations, nos nouvelles.

Je pensais n’y faire que de la figuration, je me suis donc soigneusement calé dans un coin. C’était sans compter les facéties de Karim, qui ne nous avait pas prévenus que nous devrions tous dire un petit mot.

Après quelques mots qui m’auraient fait rougir, si le soleil de la journée ne m’avait pas déjà « cramoisé » la trogne, j’ai donc bredouillé un synopsis devant un parterre vaste de personnes bienveillantes (merci à elles en passant). La règle vingt-huit m’a valu de bons retours (le plus beau et le plus cru venant d’Omar Salim,). J’ai rencontré — sur scène et par la suite — des personnes formidables. Mélanie, Jean, Lounja, Mokhtar, Oumama, Achraf, Adnane, Zahra, Asma, Hakim et tous ceux dont le nom m’échappe en cet instant. Un petit mot particulier pour mon confrère de fin de soirée avec qui j’ai longuement partagé l’euphorie d’une après-cérémonie enivrante ; Éric et ses innombrables mésaventures.

Une fois de plus (et vu que ce site est public, une fois pour toutes) merci à Karim Serraj, Philippe Broc et Guillaume Jobin pour l’organisation du concours et la publication du recueil qui fut notre récompense vendredi.

Je vous laisse la vidéo PowerPoint des résultats, qui contient les noms de tous les lauréats et des membres du jury, ainsi que la biblio des auteurs confirmés.

Je reviendrai vers vous pour un vrai débrief… quand je serai redescendu de mon petit nuage…

goku nuage

Créativement,

L'Atelier Noracy, Processus créatif, Quelques infos

Voici le texte de la semaine. C’est encore une version brute, mais pour une raison que j’ignore, je m’y suis un peu attaché. Du coup, il sera sans doute le premier texte à apparaitre plusieurs fois sur le site pour que je puisse montrer son évolution au fur et à mesure des séances de travail qui nous attendent. 

Une petite annonce au passage, l’atelier Noracy va passer à un thème toutes les deux semaines pour pouvoir laisser la possibilité de retravailler certains textes.

Excellente lecture.

Créativement,

« Les dieux sont fous », « ils sont tombés sur la tête » « Tu penses que Dieu existe ? »…

Ces expressions bassement humaines passent et repassent dans la tête de J depuis quelques décennies de Terre. Plus de 2000 tours du soleil qu’il veille seul sur ces petits cons prétentieux qui, mine de rien, s’affrontent, se punissent, se brulent et s’entretuent chaque jour qu’il fait, poussés par le doute.

Ils doutent de la présence de J, qu’ils nomment d’innombrables façons, à tel point que J fait tomber chaque jour 10 gouttes de pluie par sobriquet ridicule dont il est affublé.


« Ils ne savent pas si j’existe, rêvent que je leur parle alors qu’ils ne savent pas vraiment à quoi je ressemble, ni même comment je m’appelle… Non ils doutent, c’est certain !

–  …

Ne venez pas me dire le contraire ! On ne bute pas son frère par amour de Dieu, on ne s’arrête pas de vivre 1, 5, 7, 10 fois par jour pour honorer quelqu’un quand on sait qu’il veille sur nous ! Je fais tout pour que ça roule, ils n’ont qu’à ce laisser porter, mais non ! Faut que ça résiste, que ça se plaigne, que ça se massacre…Tu leur fournis du courant d’eau douce toute tiède à souhait iis ont qu’à se laisser porter, et eux ils s’accrochent aux branches, ils nagent en sens inverse et foutent tout en l’air.

– Non mais J attends…

– Non  les gars ! La dernière fois déjà, soit disant c’était ma faute, celle d’avant c’était eux qui étaient dans l’âge bête, et là vous allez me sortir que c’est moi qui me fait des idées ?

– …

– Ils sont cons, c’est tout. Faut se faire une raison, ON NE FERA JAMAIS RIEN DE CES CONS D’HUMAINS ! »

Il en a gros sur la patate J et ça se comprend. Deux mille ans que la moutarde monde progressivement, et aujourd’hui, c’est le grand débordement. Il n’a pas pu s’empêcher de rentrer dans le lard de ces dieux de pacotille.


Ça a toujours été le plus gentil pourtant ; déjà lors de la première répartition des rôles, il n’avait pas osé s’octroyer une mission ou un pouvoir qu’il aurait aimé. Il est comme ça, il ne veut pas priver les autres. C’est à peine s’il avait su demander, quelques instants avant la clôture des débats ce qu’il lui restait.

S, nouvellement dieu de la guerre, de la cruauté, des puces, de la gueule de bois et du lâché aérien de guano avait saisi la perche « Toi, tu seras le dieu des cons ». Et tout le monde avait ri.

5000 ans après cet épisode, la blessure de J ne s’est pas refermée, et l’amer constat de l’exacte prédiction de S rend la plaie purulente.

Ils avaient tous collaboré pendant 3000 ans. Puis soudain, plus personne ne voulut bosser. Tous se tournèrent vers les joies de l’oisiveté, jouant à l’ardoise ou aux tuiles sur le toit du monde, en se remplissant la panse de breuvages enivrants. Tous, sauf J, qui continuait inlassablement à s’occuper de la fonte des neiges, des nuages sans pluie, des ongles incarnés et de l’alopécie.

Lors de la réunion décennale suivante, il fut décidé qu’un seul dieu s’occuperait du monde terrestre ; le perdant d’une partie de tuiles serait responsable pour les 400 ans à venir, les autres vaqueraient en irresponsabilité.

À l’aube de la sixième partie qui le conduira, c’est certain, vers une sixième défaite, J a décidé de prendre les choses en main. Il ne s’occupera plus de rien. Il refusera de jouer. Il est venu leur dire et les autres ont du mal à ne pas le prendre au sérieux.

Ses yeux ont changé, ils sont alourdis de la lassitude de l’acharné qui s’est battu contre le vent des générations durant et n’agit plus que par automatisme. Ces yeux désabusés, qui arrondissent ce de ses confrères malintentionnés, laissent entrevoir l’avènement d’un changement dans les dynamiques de pouvoirs divins. Ils le savent, ils sont allés trop loin et ont perdu le Bon. Il ne voudra plus se plier aux corvées, pendant qu’eux profiteront des bienfaits célestes. Il ne perpétuera plus cette « panthéonnade »

Quelques infos

Bonjour à toutes et à tous,

Oui, j’ai encore une fois disparu de vos écrans, mais déménagements obligent… Je suis toujours dans les cartons et je n’ai pas eu le temps de m’attaquer au méchant ; la semaine qui vient risque d’être chargée, mais les suivantes devraient m’offrir un peu plus de temps. Je me permets donc de remettre à Plus-tard (qui le remettra à Jamais) l’écriture de mon méchant… Je ne peux pas vous promettre d’avoir le temps de m’atteler à quoi que ce soit cette semaine, mais au cas ou l’un d’entre vous chercherait un peu d’inspiration :

On a tous vécu dans plein d’endroits. Si l’on considère vécu au sens large, chaque endroit que nos pieds ont foulé est un endroit ou nous avons vécu. En élargissant un peu encore (sans doute un poil trop pour pas mal de monde) nous passons du temps sur le net et nous y vivons.

groulx-homme-onf

Cette semaine, je vous conseille de repenser à un endroit que vous aimez particulièrement, qu’il soit lié à un moment ou non. Un endroit réel, virtuel et, pourquoi pas, imaginaire dans lequel vous vous sentez bien. Dépeignez-le, expliquez-le si le cœur vous en dit.

Créativement,

CN 2015, Quelques infos

Bonjour à toutes et à tous,

Un petit coup de mou en ce milieu de semaine… La sélection de dix nouvelles retenues par Edilivre est tombée hier, et sans grande surprise Tangente n’a pas été retenue. Outre cette nouvelle, c’est le nombre de participants qui m’a fichu un coup. Plus de 2000 nouvelles ont été envoyées. Pour mémoire, il y aura en mars un classement des 500 meilleurs, et je commence à avoir peur que mon texte n’apparaisse pas dans le classement.

J’ai beaucoup de mal à écrire en ce moment. Il faut dire que la période est mal choisie. Je le répète depuis pas mal de semaines maintenant : tout bouge. Alors je sais, les puristes me répondront que tout bouge en permanence, que rien n’est immuable et qu’il faut savoir danser avec le monde. Bien qu’ils aient raison, j’ajouterai tout de même un bémol. Il est des temps de grand bouleversement nos vies semblent bouger plus vite que la terre sur son axe. Rassurez-vous, j’entre dans la dernière ligne droit, et si je me permets de prendre encore un peu de retard (je vais tout faire pour ne pas en prendre en ce qui concerne l’atelier Facebook).

Je ne vous donne donc aucune date en ce qui concerne les quelques travaux que j’ai prévu. Sachez juste que Tangente sera retravaillé pour être envoyé à une revue de nouvelles littéraire dans les mois à venir, et qu’en cas de refus, vous la retrouverez sur ce blog. Le Blog devrait connaitre quelques modifications, et peut-être trouver un petit frère durant ces mêmes mois. Un ancien texte (Quête dimensionnelle,écrit en février 2014) sera aussi retravaillé pour participer à un concours de nouvelle à thème libre. Enfin, un projet d’écriture plus long (un « roman »), devrait commencer avant l’été.

Ça fait beaucoup. Mais si mes nuits sont le prix à payer pour parvenir à vivoter en éructant de l’encre, je suis prêt.

confusion

Enfin, juste pour complexifier encore un peu tout cela, un projet à quatre mains est en train de naitre, il en est à la phase d’écriture mais n’en restera pas là. Ainsi, il est fort probable que j’en appelle, dans les mois à venir, à votre indulgence, accaparé que je serai pas ce projet… disons… plus visuel.

Créativement,

CN janvier, Quelques infos

Commençons par un mauvais début, je n’aurai pas le temps de travailler suffisamment le concours de nouvelles ENSTA ParisTech (http://www.bonnesnouvelles.net/enstaparistech2016.htm). J’aurais réellement aimé y participer, j’avais choisi de travailler sur Francis Galton, mais il me semble que ce concours est bien trop exigeant (et par les prix qu’il offre : bien trop attractif) pour que je puisse en tirer une quelconque information. L’année prochaine, s’il est reconduit, je me tiendrai prêt !

Ce début d’année mouvementé m’offrira peut-être une chance de participer « pour le fun » à un concours de nouvelles plus « facile » pour moi : la 10e édition du concours de nouvelles -contes- poésie tousazimute (). Je pense utiliser un ou deux textes assez « sonores » écrits en atelier pour tenter ma chance. Le temps est vraiment très court, mais je me sans plus à l’aise avec un texte à retravailler qu’avec une création sur un thème imposé.

Je referai un point sur les événements à venir bientôt.

Créativement,