CN 2015, Quelques infos, Résultats

Bonjour tout le monde,

 

Je suis encore crevé, mais j’ai l’impression qu’il me faut partager cette fin de semaine avec vous à chaud tant elle fut riche.

Je commence mal et pourtant je sens que ça ne va pas s’arranger, alors blinder vous et préparez-vous à un flot de niaiseries…

Vendredi, pour la première fois de ma vie, j’ai tenu un livre dans lequel mon nom était inscrit… Je suis allé le chercher sur un autre continent, lors d’une soirée pleine de belles rencontres et d’émotions. Après une journée de balade dans Casablanca en compagnie de grands voyageurs aux cœurs tendres, toujours prompt à partager l’éclat de leur humanité. Fred, Max et Ayanna, merci infiniment pour la petite visite et pour votre soutien à l’approche de cette soirée qui me stressait bien plus que ce que j’avais imaginé. concours ma vie sur facebook

C’est donc plein rempli de stresse que je suis rentré dans l’Institut français de Casablanca (fort heureusement, Ayanna et Max m’y ont accompagné et m’ont soutenu toute au long de la soirée). L’avant-cérémonie fut un peu compliquée. (M. Astier, pardon pour l’emprunt, mais…) Plus je vieillis, plus je ferme ma gueule… Et dans les soirées mondaines, ce n’est pas forcément le type de comportement qui donne envie de vous approcher.

Enfin, la cérémonie commença, les résultats furent plus précis (puisque nous y avons découvert le nombre de membres du jury [dix-huit au total] ayant approuvé la sélection de chacune des nouvelles lauréats. Nous fûmes ensuite invités conjointement sur la scène pour partager quelques mots sur nos ressentis, sur nos motivations, nos nouvelles.

Je pensais n’y faire que de la figuration, je me suis donc soigneusement calé dans un coin. C’était sans compter les facéties de Karim, qui ne nous avait pas prévenus que nous devrions tous dire un petit mot.

Après quelques mots qui m’auraient fait rougir, si le soleil de la journée ne m’avait pas déjà « cramoisé » la trogne, j’ai donc bredouillé un synopsis devant un parterre vaste de personnes bienveillantes (merci à elles en passant). La règle vingt-huit m’a valu de bons retours (le plus beau et le plus cru venant d’Omar Salim,). J’ai rencontré — sur scène et par la suite — des personnes formidables. Mélanie, Jean, Lounja, Mokhtar, Oumama, Achraf, Adnane, Zahra, Asma, Hakim et tous ceux dont le nom m’échappe en cet instant. Un petit mot particulier pour mon confrère de fin de soirée avec qui j’ai longuement partagé l’euphorie d’une après-cérémonie enivrante ; Éric et ses innombrables mésaventures.

Une fois de plus (et vu que ce site est public, une fois pour toutes) merci à Karim Serraj, Philippe Broc et Guillaume Jobin pour l’organisation du concours et la publication du recueil qui fut notre récompense vendredi.

Je vous laisse la vidéo PowerPoint des résultats, qui contient les noms de tous les lauréats et des membres du jury, ainsi que la biblio des auteurs confirmés.

Je reviendrai vers vous pour un vrai débrief… quand je serai redescendu de mon petit nuage…

goku nuage

Créativement,

CN 2015

Bonjour à toutes et à tous.

Comme promis (mais avec beaucoup de retard), voici mes impressions sur un mois de novembre moins chargé que prévu en écriture et surchargé en émotions.

Bon… c’est incontournable et bien que j’ai tout fait pour l’éviter pour l’instant, quelques mots sur les attentats de Paris. Ils m’ont bloqué dans mon entreprise d’écriture d’atelier. Le thème, sans être totalement lié aux attentats, rentrait fortement en résonance et je n’ai pu m’approcher de l’horreur, même par empathie très lointaine. Seul un texte m’est venu dans la nuit du 13.

Vous le retrouverez ici.

Le thème va rester en suspens. Un autre prendra toutefois le relais très prochainement.

Venons en maintenant à ce que je vous avais promis : les infos et ressentis sur les deux concours de nouvelles entrepris en ce mois de novembre.

Ma vie sur Facebook a offert à ses participants un mois supplémentaire, malgré tout, j’ai tenu à finir la nouvelle hier soir (sans m’interdire de la modifier dans le mois à venir). Si l’idée de base m’est apparue assez rapidement (début novembre), le temps de maturation fut long. Une première tentative d’amorce aux alentour du 10, une seconde quelques jours plus tard, toutes deux infructueuses — puisqu’aucun de ces deux manuscrits ne fut relu le jour du véritable grand saut —, furent très utiles.

Une petite explication est sans doute nécessaire. Moi qui aie très longtemps considéré que les écrits devaient couler de source, qu’il suffisait d’attendre les épiphanies (toujours trop rares), je me suis rendu compte qu’elles ne viennent qu’à force de penser et repenser, de tourner et retourner le sujet et les idées qui frappent votre caboche. Mettre quelques phrases sur un bout de papier contribue à augmenter les fréquences de ces moments privilégiés. Consciemment ou non, on se rend bien mieux compte de ce qui marche, de ce qui pose problème, de ce qu’il faut revoir…

Enfin, ce temps long de décantation fut particulièrement utile dans la conception de la chute : ce moment si délicat de la nouvelle qu’il faut savoir amener assez subtilement pour surprendre le lecteur tout en semant quelques indices pour que le lecteur comprenne la progression du récit. Et bien, le travail de la situation, du caractère et de l’état d’esprit du personnage principal m’a fait imaginer de nombreuses fins possibles pour en choisir une qui ne me ressemble pas. Quelque chose qui est loin d’être novateur, mais en même temps quelque chose que je n’ai jamais lu (je ne suis pas un grand lecteur malheureusement), ni écrit jusqu’à présent. Le style dans lequel tombe cette chute (hahaha) m’a réellement surpris. Mais en même temps c’est ainsi que ce texte me plait pour le moment… Parfois il faut savoir céder à ces créations après s’être longuement questionné j’imagine!

J’ai encore un mois pour la retravailler, et je referai un point sur les évolutions qu’elle connaitra une fois que je l’aurai envoyée.

En ce qui concerne 48 heures pour écrire :

l’expérience est complètement dingue. Ceux qui ont déjà écrit pourront sans doute s’en rendre compte, 48 heures pour écrire une nouvelle est un pari fou, d’autant plus lorsque l’on travaille 9 h sur ces 2 jours…

J’ai découvert le thème vendredi à 19h01 en quittant le travail (sous le regard bienveillant de ma chez occasionnelle) : l’espoir. Après un soupir de déception et une amère pensée « Tiens, les attentats de Paris sont passés par là. » J’ai pris le métro pour rentrer chez moi. Un repas et une soirée sans écriture pour les premières heures de ce sprint. J’ai préféré prendre mon temps, réfléchir. J’ai continué ce petit jeu le lendemain au travail, et au fur et à mesure que les idées venaient, mon récit se construisait. Sans jamais citer l’espoir, j’ai essayé d’en faire une pyramide, de voir les espoirs grandir chez les quelques personnages, puis mourir pour en faire naitre d’autres. De la presque subtilité à mon gout, mais en un si court laps de temps, ne me sentait pas faire mieux. Finalement, samedi soir à 21 h (après une grosse pizza) je prends la plume et j’écris. Je reprends les quelques lignes éparses écrites lors de ma pause déjeunée. J’écris encore en encore, j’efface quasiment tout, je médite pour revoir tout ça, et je reprends le clavier ou la plume en fonction de mes envies. Après quelques heures de sommeil et une pinte de café, je me remets à mon ouvrage. Quelques lignes. Encore quelques-unes. Une nouvelle idée. Quelques retours en arrière pour introduire en douceurs les nouveaux événements. Et finalement, je me retrouve face à une chute digne de ce nom. Mon texte est assez court, mais j’en suis assez fier pour le considéré comme abouti. Je le montre donc à ma première lectrice dimanche vers 17 h (soit deux heures avant le rendu) et après quelques modifications (par peur de trop expliquer au lecteur, il m’arrive souvent d’être difficile à suivre) et D’INNOMBRABLES corrections orthographiques, j’ai pu envoyer mes 2 pages Times New Roman 12, interligne simple à 18h24.

Soyons honnêtes, c’est la deuxième nouvelle que j’écris dans ma vie, le deuxième concours de nouvelles auquel je participe et je ne m’imagine pas faire partie des dix lauréats (mais la nuit je rêve un peu parfois…) mais j’espère sincèrement apparaitre dans les 500 nouvelles classées par le jury.

Bref, deux expériences d’écriture diamétralement opposées, la première est encore en cours, et m’a permis, avec le temps de m’adonner à un style qui est assez loin du mien habituellement. Le second est plus proche de ma « zone de confort ». Ça semble assez logique et pourtant j’étais près a parier, il y a un mois, que l’inverse se produirait, que l’urgence me ferait sortir de mon univers pour coller au plus près du thème et que la nouvelle « à long terme » me permettrait d’approfondir un style qui me tient à cœur. Je suis ravie, différemment certes, de ces deux expériences. Il est évident maintenant que je participerai à une dizaine de concours par ans (je m’avance beaucoup là non ?) et je partagerais chacune d’elle avec vous !

À bientôt dans la catégorie résultat !

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