Grand projet, Processus créatif, Quelques infos

Vous allez dire que je rabâche (à raison), mais, ces derniers mois les mots ont un peu plus de mal à venir, la sérénité s’est envolée et mon projet avance un peu au ralenti (après tout pourquoi changer une équipe qui stagne ?)

Hier — c’est ultra-cliché de faire ça le jour de son anniversaire, j’en conviens… — j’ai dressé un petit bilan et après une crise de panique à la sauce « AAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH », je me suis rendu compte que mes angoisses, mes doutes, mes freins (bien que justifiés à l’origine) n’avaient plus lieu d’être… et que s’ils persistent jusqu’aujourd’hui, c’est uniquement de ma faute…

J’ai réalisé il y a quelques heures ce qui me retenait, ce qui m’obligeait à rechercher un boulot alors que je dispose (merci à la France) de quelques mois d’allocations chômage pour survivre gentiment sans me soucier de considération matérielle : moi.

Si je n’ai pas réussi à me plonger dans cette histoire jusqu’à présent, c’est avant tout parce que je me suis inventé des soucis, des problèmes, des complications. J’ai trainé des casseroles administratives pendant plusieurs semaines, parce que je déteste me confronter à ces institutions froides et rigides, j’ai volontairement ouvert des portes supplémentaires pour me perdre en questionnements

buisson charDans ce genre de cas, on est un peu comme un enfant ; on a tous croisé un jour un môme qui se fait une montagne d’une broutille, d’un problème, insignifiant à nos yeux, mais, qui semble malgré tout annihiler son univers (l’absence d’un(e) meilleur(e) ami(e) pendant une partie de la semaine rendant chaque journée insupportable par exemple).

En vérité — et si on évacue les énormes problèmes —, la majorité de nos soucis n’ont d’importance que celle qu’on leur accorde. Souvent, la simple discussion avec un(e) ami(e) peut permettre d’objectiver le problème, de dégager la loupe qui le grossit. On prend une grande inspiration, on se calme pour quelques minutes pour regarder toutes les devoirs et les obligations qui nous assaillent ou que nous avons cherchés pour se demander : « Suis-je vraiment obligé ? Est-ce vraiment un devoir ? Est-ce vital ? M’est-il possible de faire sans ? »
Si vos réponses sont « non/non/non/oui », ce n’est pas un mur escarpé qui bloque votre passage, c’est un caillou dans votre chaussure. Ce n’est pas forcément agréable, mais ça ne devrait pas vous empêcher de marcher, que vous le retiriez ou que vous en fassiez abstraction.

Vous l’aurez compris, je vais me mettre sérieusement (ENFIN) sur ce projet de bouquin et pas en me retirant dans une grotte, dans une maison pommée de l’Auvergne ou dans les tréfonds de la BNF : Bibliothèque Nationale de France dont je vous recommande vivement la visite et l’utilisation (c’est dingue ce que c’est calme). Les mois qui viennent seront faits d’écriture et de voyage, de chemins empruntés pour retrouver des amis, des souvenirs, mais aussi pour faire des découvertes.

Peut-être que des projets parallèles viendrons se greffer à l’écriture du roman (je garde en tête la websérie, cher Cyrilou), j’aimerai bien effectuer des piges pour des web-mag ou des journaux, écrire quelques nouvelles aussi, pourquoi pas.

En fait, je prendrai tous les écrits qu’on me proposera. Et je vous invite à m’envoyer des idées, des tuyaux, des bons plans qui pourraient me servir ou m’ouvrir des portes.

Je prends tout ce que vous pouvez me donner, conseils, critiques, contacts : tout !

À très vite !

Créativement,

Grand projet, L'Atelier Noracy, Processus créatif

Flowstate est une application qui vous propose un traitement de texte ultra simplifié, mais avec deux petits plus : premièrement, vous allez devoir choisir un temps d’écriture (entre 5 et 180 minutes) deuxièmement… vous allez devoir vous y tenir ! L’application est intraitable : si vous vous arrêtez de taper sur votre clavier pendant 5 secondes, vous perdez tout ce que vous avez écrit jusqu’ici !

flowstate

Vous pouvez écrire, revenir en arrière, corriger des fautes de frappe ou d’orthographe sans craindre de perdre votre travail, seule l’inaction mène à la suppression de vos écrits.

Il arrive parfois que l’on s’arrête d’écrire, par habitude, parce qu’un mot ne nous vient pas. Au bout de deux secondes, le texte commence à s’éclaircir et à disparaitre sous nos yeux. Si vous voyez la page blanchir, c’est qu’il est temps de précipiter vos phalanges sur le clavier. Une fois le temps écoulé, il n’y a aucun bip, aucun signal qui vous permet de savoir que le temps est écoulé si ce n’est le décompte du temps en haut à droite qui se change en bouton.
Une fois le temps écoulé, et seulement à l’issue de celui-ci, l’application sauvegarde votre écrit et vous permet de le relire et de le retravailler en toute sérénité.

Quel est l’intérêt ? J’ai vendu la mèche dans le titre de l’article : flowstate est un trésor pour les personnes voulant s’adonner à l’écriture automatique, mais qui ont -comme moi- la fâcheuse tendance à bloquer sur un mot, ce qui peut les conduire à prendre n’importe quel prétexte pour se lever, et aller prendre un verre d’eau pour y réfléchir… et se retrouver 2 heures plus tard, englué dans une succession de vidéos plus ou moins inutiles que YouTube nous suggère inlassablement (comme si j’avais besoin de sa pour procrastiner…).

Et l’intérêt de l’écriture automatique ? Et bien lorsque vous êtes englué dans des idées qui tournent en rond, lorsque vous perdez de vu le but d’un personnage, lorsque vous avez un trou dans votre histoire, ou tout simplement, lorsque la suite ne vient pas, vous pouvez tenter l’exercice : mettez-vous devant votre clavier, ou une feuille blanche. Donnez-vous un point de départ et laissez votre esprit faire le reste. Écrivez les mots comme ils viennent, et lorsqu’ils ne viennent pas, mettez-en plusieurs pour exprimer l’idée voulue (il sera toujours temps d’y revenir à la relecture). Parfois ça ne donne rien, mais parfois, une idée ou une piste à creuser va émerger, quelque chose que vous n’avez pas vu pouvant donner de la profondeur à votre histoire ou à l’un de vos personnages.

Certains ateliers d’écriture fonctionnent ainsi et préconise une « symbiose » du stylo et de la feuille durant toute la durée de la phase d’écriture quitte à écrire « je ne sais pas quoi écrire, je ne sais pas quoi écrire, je ne sais toujours pas quoi écrire m**de ça ne vient pas et ça me stresse comme quand… » et la une idée vous vient. Il se peut qu’elle ne colle pas du tout avec le sujet, mais au moins vous avez écrit quelques lignes et finalement, c’est peut-être ça qui compte vraiment.

J’ai donc testé Flowstate trois fois aujourd’hui : une fois 10 minutes et deux fois 30 minutes et j’ai beaucoup aimé. Je ne pense pas pouvoir garder le quart de ce que j’ai écrit, mais ça m’a permis de remplir 2 blancs dans l’écriture de mon roman (j’y ai consacré la dernière session de 30 minutes). Pour le reste, je vous prépare une publication pour demain. Elle comportera la version brute, et celle retravaillée.

Vous trouverez l’avis de Mymy(MadMoiZelle) ici http://www.madmoizelle.com/flowstate-traitement-de-texte-551721?utm_content=bufferb58ff&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

Un article écrit du Flowstate : vous pourrez apprécier le principe.

 

Vous trouverez l’appli (10 € tout de même) ici : http://hailoverman.com

 

Et un remerciement spécial à Cyrilou Pateyron pour m’avoir envoyé ce lien.

Excellente soirée à tous et à demain !

Grand projet, Processus créatif

29 jours sans vous écrire… Il faut croire que les choses ne s’arrangent pas aussi vite que je le voudrais… Je n’ai réussi qu’à écrire une pauvre page depuis le dernier article. Je la joue slow Flaubert (tavuuuuuu !).

C’est fou comme on peut s’enfermer dans des cercles vicieux tout seul, un petit coup de pouce d’un tout petit coup de déprime et tout vole en éclat. On n’a plus la force de rien, si ce n’est de paniquer. Penser, repenser, et surpenser. On se fait chauffer la cafetière à vide jusqu’à ce que le métal fonde et fasse rouler des perles d’argent sur les bajoues bouffies d’un être déformé d’autodestrution nutricio-éthylique. Finalement, on se réveil un matin avec la rage d’avoir arrêté d’exister pendant quelque temps. Laisser les jours défiler comme des gens pressés dans les couloirs d’un métro le lundi matin. On se met à côté, on regarde, comme si on était au-dessus, comme des déistes désespérés de ne pas avoir de superpouvoirs permettant de tout régler.

Je m’en suis voulu. Je n’ai pas été studieux, je me suis laissé couler. C’est facile de ce laisser couler quand on bosse pour soi. Le secret de ce que j’écris pèse. Je sais que le travail d’écriture revient souvent à boxer dans le noir, en espérant toucher quelques choses. À la longue, balancer des poings gantés de cuir à droite, à gauche, toucher quelques choses, se demander si c’est un mur ou la chaire d’un autre, ça creuse des doutes, comme des trous dans la passion qui vous anime. J’ai pensé défaire les lacets et retirer ce cuir protecteur, à vous balancer quelques morceaux de mes textes. Mais j’y renonce aujourd’hui : il serait plus facile de savoir ce que je touche, mais le moindre mur pourrait signer la fin de mon combat.

J’ai arrêté de forer dans mon capital confiance hier. Quand cette connasse de Facebook exhibait l’allongement temporel de mon inaction. Poussé par la culpabilité, j’ai jeté un coup d’oeil aux quelques pages rédigées jusqu’ici. Je ne sais pas si c’est bon, et franchement, pour le moment m’en « Rocky dans la réserve » (#BatLesSteaks). Non, ce qui m’a punché  l’encéphalogramme, c’est que l’histoire à progressé dans ma tête. Sans trop m’en rendre compte, sans le transcrire sur le papier non plus, mes personnages ont grandi. Ils ont pris de la profondeur, leurs liens s’éclaircissent sans pour autant avoir une trajectoire immuable. J’ai repensé aux quelques nouvelles que j’ai écrites jusqu’ici, et à chaque fois c’est la même chose. Les personnages ont besoin de grandir, de murir à l’abri de mon crâne. L’histoire pousse comme un fruit. Il me faut juste être attentif et cueillir à la plume quand le moment viendra.

Il va me falloir beaucoup de boulot pour coucher sur le papier et dérouler ces deux monstres. Je n’y arriverai pas du jour au lendemain. Ça se fera sans doute en plusieurs fois. Mais ça viendra.

Ne forçons pas les choses, ni les histoires, ni nos créatures de Frankenstein sur papier. Ce n’est pas pour rien que certains parlent de leurs écrits comme de leurs « bébés ». Laissons le temps à nos gosses de se développer gentiment avant de les balancer, seuls, dans l’acier froid du monde.

En attendant, je passe en boucle, Stomp de the Roots, et la passion bat comme un coeur de boeuf après une injection d’adrénaline. Il grandit à chaque coup jusqu’à bouffer les trous qui ne laissent plus rien passer…

Bonne écoute et à bientôt (promis cette fois)

 

Grand projet

Bonjour à toutes et à tous,

Voici un petit article, le premier d’une longue série sur l’écriture — en cours — de mon roman. Pour des raisons personnelles, ces dix premiers jours furent extrêmement difficiles.

Je n’ai pas pris le temps de travailler suffisamment et, frustré par ce manque de courage et d’abnégation je ne me suis pas senti d’écrire, plus tôt, un article qui m’aurait forcé à penser, à ressasser encore cette quinzaine qui fut si complexe.

Je vous rassure tout de suite, pas de voyeurisme sur ma vie privée dans les lignes qui suivent. Je ne me répandrai pas non plus en sentiments personnels dont vous vous contrefoutez à raison. Malgré tout, je ne peux m’empêcher de vous révéler quelques informations factuelles sur qui je suis…

Bon, après ce petit avertissement — j’en conviens, assez chiant — j’en reviens au cœur de cet article : l’écriture. Je n’ai donc que très peu écrit ces derniers jours. À vrai dire, je n’ai réussi à aligner quelques phrases assez fades que le premier mercredi, jour du lancement.

Très vite mes problèmes perso m’ont rattrapé.

Ici une précision s’impose : j’ai été détecté « surdoué » il a deux ans. Attention, « surdoué » ne signifie pas meilleur ou plus fort que les autres. Ça fait référence à un fonctionnement cérébral atypique entrainant des caractéristiques particulières pouvant varier énormément d’un individu à l’autre. Je fais partie des « surdoués » considérés comme hypersensibles, avec une empathie exacerbée. 

À la lumière de ces quelques faits, vous comprendrez plus facilement que quelques troubles peuvent ébranler ma sérénité. Et là, vient le premier apprentissage, assez douloureux de cette aventure : moi qui pensais ne pouvoir connaitre d’épiphanie que dans la détresse et la tristesse profonde, je me suis rendu compte que cela ne fonctionnait plus. J’ai donc paniqué, ce qui renforçait ma tristesse, ce qui m’empêchait encore plus d’écrire, ce qui augmente ma panique… Pas besoin de vous faire un dessin !

Après réflexion, je me suis rendu compte que ce changement était assez compréhensible. J’ai passé de longues années sans m’autoriser à écrire, et si mes écrits de « jeunesse » (à vingt-six ans, l’emploi de ce mot est abusif non ?) puisaient toute leur force des tracas de mon petit cœur tourmenté par d’insolubles intrigues amoureuses, conduisant à exprimer l’aversion pour le monde qui nous abrite con, vieux, vil, moche et imbécile puisqu’il ne me comprend pas, me fait souffrir, ne fait pas éclore les tulipes à chacun de mes pas, et qu’il me fait connaitre la beauté parfaite de Louise, Fair and tender lady sans me permettre de l’effleurer, de l’effeuiller…

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir grandi. Je ne suis plus l’esclave de mes tourments, je suis l’obligé d’une paix intérieure qui me fait payer cher tout tracas. Pour me permettre de plonger dans une réalité qui n’existe que dans ma tête, il me faut un minimum de sérénité. Une tranquillité d’esprit qui n’a pas besoin d’aller jusqu’à la paix spirituelle des moines de tout acabit, mais qui doit me laisser plonger hors de notre monde pour quelques heures sans avoir à m’inquiéter des conséquences de cette absence, ni d’une remontée brusque provoquée par une quelconque intrusion pouvant faire fusionner les deux univers pour un instant seulement au risque d’en voir éclater un (je vous laisse deviner lequel).

Après plus d’une semaine à me ronger les sangs, et à bloquer tout seul dans mon coin en désespérant d’avoir perdu mon mojo créatif, je me suis rendu compte que mon fonctionnement avait changé avec le type d’écrit. On n’écrit pas une histoire quasi-autobiographique (« non c’est pas totalement autobiographique, il est étudiant en ethnologie, moi je suis en socio, rien à voir ! ») comme une véritable fiction.

Une fois cette constatation faite, j’ai eu moins peur d’avoir perdu ma capacité à écrire. Mes problèmes personnels ne se sont pas pour autant volatilisés, je n’ai pas encore retrouvé le chemin du clavier, mais quelques idées éparses viennent me titiller. Je les note dans un petit carnet à tout écrire et j’espère pouvoir bientôt retrouver la paix et le cliquetis frénétique des touches de mon clavier comme métronome de mon temps passer loin de la vie réelle…

D’ailleurs, je m’en vais de ce pas tenter un nouveau bureau pour dérouiller ma plume, je ne sais pas quelques chose en sortira, mais le cadre est sympas, qu’en pensez vous ?

 

boat writing

CN janvier, Quelques infos

Commençons par un mauvais début, je n’aurai pas le temps de travailler suffisamment le concours de nouvelles ENSTA ParisTech (http://www.bonnesnouvelles.net/enstaparistech2016.htm). J’aurais réellement aimé y participer, j’avais choisi de travailler sur Francis Galton, mais il me semble que ce concours est bien trop exigeant (et par les prix qu’il offre : bien trop attractif) pour que je puisse en tirer une quelconque information. L’année prochaine, s’il est reconduit, je me tiendrai prêt !

Ce début d’année mouvementé m’offrira peut-être une chance de participer « pour le fun » à un concours de nouvelles plus « facile » pour moi : la 10e édition du concours de nouvelles -contes- poésie tousazimute (). Je pense utiliser un ou deux textes assez « sonores » écrits en atelier pour tenter ma chance. Le temps est vraiment très court, mais je me sans plus à l’aise avec un texte à retravailler qu’avec une création sur un thème imposé.

Je referai un point sur les événements à venir bientôt.

Créativement,

CN 2015

Bonjour à toutes et à tous.

Comme promis (mais avec beaucoup de retard), voici mes impressions sur un mois de novembre moins chargé que prévu en écriture et surchargé en émotions.

Bon… c’est incontournable et bien que j’ai tout fait pour l’éviter pour l’instant, quelques mots sur les attentats de Paris. Ils m’ont bloqué dans mon entreprise d’écriture d’atelier. Le thème, sans être totalement lié aux attentats, rentrait fortement en résonance et je n’ai pu m’approcher de l’horreur, même par empathie très lointaine. Seul un texte m’est venu dans la nuit du 13.

Vous le retrouverez ici.

Le thème va rester en suspens. Un autre prendra toutefois le relais très prochainement.

Venons en maintenant à ce que je vous avais promis : les infos et ressentis sur les deux concours de nouvelles entrepris en ce mois de novembre.

Ma vie sur Facebook a offert à ses participants un mois supplémentaire, malgré tout, j’ai tenu à finir la nouvelle hier soir (sans m’interdire de la modifier dans le mois à venir). Si l’idée de base m’est apparue assez rapidement (début novembre), le temps de maturation fut long. Une première tentative d’amorce aux alentour du 10, une seconde quelques jours plus tard, toutes deux infructueuses — puisqu’aucun de ces deux manuscrits ne fut relu le jour du véritable grand saut —, furent très utiles.

Une petite explication est sans doute nécessaire. Moi qui aie très longtemps considéré que les écrits devaient couler de source, qu’il suffisait d’attendre les épiphanies (toujours trop rares), je me suis rendu compte qu’elles ne viennent qu’à force de penser et repenser, de tourner et retourner le sujet et les idées qui frappent votre caboche. Mettre quelques phrases sur un bout de papier contribue à augmenter les fréquences de ces moments privilégiés. Consciemment ou non, on se rend bien mieux compte de ce qui marche, de ce qui pose problème, de ce qu’il faut revoir…

Enfin, ce temps long de décantation fut particulièrement utile dans la conception de la chute : ce moment si délicat de la nouvelle qu’il faut savoir amener assez subtilement pour surprendre le lecteur tout en semant quelques indices pour que le lecteur comprenne la progression du récit. Et bien, le travail de la situation, du caractère et de l’état d’esprit du personnage principal m’a fait imaginer de nombreuses fins possibles pour en choisir une qui ne me ressemble pas. Quelque chose qui est loin d’être novateur, mais en même temps quelque chose que je n’ai jamais lu (je ne suis pas un grand lecteur malheureusement), ni écrit jusqu’à présent. Le style dans lequel tombe cette chute (hahaha) m’a réellement surpris. Mais en même temps c’est ainsi que ce texte me plait pour le moment… Parfois il faut savoir céder à ces créations après s’être longuement questionné j’imagine!

J’ai encore un mois pour la retravailler, et je referai un point sur les évolutions qu’elle connaitra une fois que je l’aurai envoyée.

En ce qui concerne 48 heures pour écrire :

l’expérience est complètement dingue. Ceux qui ont déjà écrit pourront sans doute s’en rendre compte, 48 heures pour écrire une nouvelle est un pari fou, d’autant plus lorsque l’on travaille 9 h sur ces 2 jours…

J’ai découvert le thème vendredi à 19h01 en quittant le travail (sous le regard bienveillant de ma chez occasionnelle) : l’espoir. Après un soupir de déception et une amère pensée « Tiens, les attentats de Paris sont passés par là. » J’ai pris le métro pour rentrer chez moi. Un repas et une soirée sans écriture pour les premières heures de ce sprint. J’ai préféré prendre mon temps, réfléchir. J’ai continué ce petit jeu le lendemain au travail, et au fur et à mesure que les idées venaient, mon récit se construisait. Sans jamais citer l’espoir, j’ai essayé d’en faire une pyramide, de voir les espoirs grandir chez les quelques personnages, puis mourir pour en faire naitre d’autres. De la presque subtilité à mon gout, mais en un si court laps de temps, ne me sentait pas faire mieux. Finalement, samedi soir à 21 h (après une grosse pizza) je prends la plume et j’écris. Je reprends les quelques lignes éparses écrites lors de ma pause déjeunée. J’écris encore en encore, j’efface quasiment tout, je médite pour revoir tout ça, et je reprends le clavier ou la plume en fonction de mes envies. Après quelques heures de sommeil et une pinte de café, je me remets à mon ouvrage. Quelques lignes. Encore quelques-unes. Une nouvelle idée. Quelques retours en arrière pour introduire en douceurs les nouveaux événements. Et finalement, je me retrouve face à une chute digne de ce nom. Mon texte est assez court, mais j’en suis assez fier pour le considéré comme abouti. Je le montre donc à ma première lectrice dimanche vers 17 h (soit deux heures avant le rendu) et après quelques modifications (par peur de trop expliquer au lecteur, il m’arrive souvent d’être difficile à suivre) et D’INNOMBRABLES corrections orthographiques, j’ai pu envoyer mes 2 pages Times New Roman 12, interligne simple à 18h24.

Soyons honnêtes, c’est la deuxième nouvelle que j’écris dans ma vie, le deuxième concours de nouvelles auquel je participe et je ne m’imagine pas faire partie des dix lauréats (mais la nuit je rêve un peu parfois…) mais j’espère sincèrement apparaitre dans les 500 nouvelles classées par le jury.

Bref, deux expériences d’écriture diamétralement opposées, la première est encore en cours, et m’a permis, avec le temps de m’adonner à un style qui est assez loin du mien habituellement. Le second est plus proche de ma « zone de confort ». Ça semble assez logique et pourtant j’étais près a parier, il y a un mois, que l’inverse se produirait, que l’urgence me ferait sortir de mon univers pour coller au plus près du thème et que la nouvelle « à long terme » me permettrait d’approfondir un style qui me tient à cœur. Je suis ravie, différemment certes, de ces deux expériences. Il est évident maintenant que je participerai à une dizaine de concours par ans (je m’avance beaucoup là non ?) et je partagerais chacune d’elle avec vous !

À bientôt dans la catégorie résultat !

<créativement3

CN 2015, Textes courts

Ça fait un petit moment que j’y pense… En réalité, ça fait plus de 8 ans que je passe régulièrement sur le site pour me tenir au courant des concours organisés, et que je rêve de me lancer. Après une unique tentative en février 2015, j’ai décidé, en cette fin d’année, de m’y mettre sérieusement.

Je n’ai actuellement absolument pas le temps d’avancer dans des projets de livre qui demandent un travail très régulier, mais ça viendra, et je vous tiendrais évidemment au courant!

Pour l’heure, je vous propose de me suivre sur deux concours de nouvelles :

• Ma vie sur Facebook : auquel je me suis inscrit il y quelques jours, et qui me demandera un mois de travail (acharné je l’espère!)

• et le plus fou, 48 heures pour écrire d’édilivre pour lequel je couperai toute vie sociale (hormis le boulot alimentaire…) du vendredi 20 novembre 19h au dimanche 22 novembre à la mêm e heure.

J’essaierai donc, pour ce mois de novembre, d’écrire deux nouvelles, de deux façons totalement différentes tout en conservant l’atelier d’écriture (les textes risquent tout de même d’être plus court) et de vous tenir au courant de la progression et de l’impression pour les deux autres concours.

Voilà, une petite annonce un peu fade et loin d’être littéraire, mais qui ouvre de nouvelles perspectives.

Pour vous remercier de m’avoir lu jusqu’ici, je joins à ces nouvelles un écrit qui a une petite année, rédigé en une dizaine de minutes lors d’un atelier.

Nous étions si beaux, jouvenceaux juvéniles, naïvement idiots. On s’est gavé d’amour, comme si on ne pouvait s’en rassasier. J’avais l’impression de manger des cerises jusqu’à en éclater ou jusqu’à devenir Sumo. Deux sumos gonflés de câlins, de papouilles, de baisés, de passion. Ta façon de me défendre, contre tout et n’importe quoi jusqu’à plonger à corps perdu dans le ridicule… Me recouvrant d’un plaide lorsque je jouais à faire des empreintes d’ange dans la neige ou me promettre de casser la gueule : de l’idiot qui avait klaxonné s tôt, du soleil — avec ces projections rayonnantes —, du vent — s’insinuant sournoisement chez nous en faisant chanter un vieux joint agonisant à la manière d’un signe — ou de quoiconque s’avisant de me réveiller.

Là, tout de suite, c’est à toi que je voudrais casser la gueule. j’aime pas les cons et tu le sais, alors pourquoi en es-tu devenu un ? Tu m’horripiles tellement que je te piétinerais le visage sans scrupule aucun pour ces traits si fins, si délicats. Je t’ai haï d’aller au bout de la rue à droite, je t’ai vu rentrer dans la maison à la porte rouge. Une porte d’allumeuse dont la couleur diabolique ne pouvait abriter qu’une diablesse qui me damait le pion. C’est peut être par crainte de cette Lilith que je n’ai jamais pu m’y aventure, ni même d’y jeter un œil. Et puis tu avais beau être con, me tromper, tu n’en restais pas moins mon mari.

Trois mois que tu y allais deux fois par semaine, et puis deux, parfois trois heures durant. Si seulement, ho mon chéri, mon couillon, pauvre truffe égoïste, tu m’avais laissé franchir le carmin de cette porte pour t’aider à te soigner.